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Ce
pays est également riche en traditions : la plus folklorique
est celle de la transhumance.


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Jadis,
les troupeaux sauvages, guidés par leur instinct,
suivaient la piste des herbages les plus abondants, ils
transhumaient vers les pâturages d'altitude du Massif
Central. Au fil des millénaires, ils imprimèrent
leur empreinte entre taillis et buissons se frayant un chemin,
nommé draille.
Plus tard, l'homme devenu pasteur accompagna lui même
ses bêtes. Ainsi donc le 25
mai, à la Saint-Urbain,
les étables du pays se vidaient, les vaches astiquées,
parées de plumets, de pompons, de fleurs, de branchage
de rubans, partaient pour l'estive... |
| L'estive
durait jusqu'au 13 octobre,
jour de la Saint-Guiral.
Pendant tout ce temps, vaches et veaux étaient gardés
par les buronniers dans des burons
: au départ, une simple cabane, elle devient plus
solide avec un toit très bas en lauze. C'est là
qu'était fabriqué le Laguiole
d'Aubrac, affiné dans la cave du
buron.
Tout un personnel encadrait cette fabrication : le cantalès,
le pastre,
le bédélier
et enfin le roul.
Les vaches étaient traites à la main en plein
air, deux fois par jour. Le lait était emporté
dans une gerle
avant d'être préssé et débarassé
du petit lait. C'est l'encalat, qui devient tome fraîche
puis fourme. |
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Le
"Laguiole"
bénéficie depuis 1961 de l'appellation d'origine
contrôlée. Il est produit par la Coopérative
Fromagère Jeune Montagne dont vous pouvez visiter
les installations à Laguiole. Il sert à
la fabrication de l'Aligot
(voir
recette). Egalement la Truffade,
préparée avec les mêmes ingrédients
que l'aligot, simplement les pommes de terre ne sont pas
passées en purée. Mais l'on se régale
aussi avec la fouace,
une rustique galette briochée de l'Aveyron.
Et
pour se désaltérer : le thé
d'aubrac, boisson à base de calament
à grandes fleurs (calamitha grandiflora) ou encore
la gentiane d'Aubrac,
en guise d'apéritif.
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Le
célèbre couteau Laguiole ! |
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L'ancêtre
du couteau actuel s'appelait le capuchadou,
couteau rustique ayant la forme d'un poignard et longtemps
utilisé par les paysans d'Aubrac. On attribue à
Pierre CALMELS
la conception du premier Laguiole en 1829,
un couteau pliant à cran forcé.
En 1840, apparaît
le poinçon,
bien utile au berger pour percer la panse de l'herbivore
atteint de météorisation.
En 1880, apparait
le tire-bouchon,
nécessaire aux aubraciens montés à
la Capitale pour être limonadiers ou garçons
de café.
Dès les années 1900,
la fabrication se concentra à THIERS,
capitale de la coutellerie Française depuis cinq
siècles, où la marque «Véritable
Laguiole» fut déposée à Thiers
en 1903 par un groupement de coutelliers de la région.
En 1985, les
Aveyronnais réimplantent une fabrique de couteaux
à Laguiole.
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| La
fête en Aubrac !
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Bien que les traditions tendent à disparaître
(comme partout...), il reste encore de nombreuses occasions
de faire la fête
en Aubrac : fêtes votives, concours, foires et marchés
à bestiaux, festivals...
Ne
manquez pas le calendrier
des animations ! |
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